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Vrais jumeaux

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Appelés monozygotes ou uni-ovulaires, ils proviennent d'un oeuf unique constitué à partir d'un seul ovule et d'un spermatozoïde. Les hypothèses selon lesquelles une telle grossesse pourrait résulter de la fécondation d'un ovule à deux noyaux ou d'un ovule normal par deux spermatozoïdes semblent devoir être abandonnées.

En fait, ces proviennent de la division d'un ceuf normal. Le moment de la division par rapport au développement de l'oeuf est variable et confère aux placentas et aux membranes ovulaires des caractères anatomiques variables.

• Lorsque cette division se fait au stade initial des deux blastomères, chacun des deux blastomères évoluera pour son propre compte, et, aucune différenciation ne s'étant encore produite à ce stade, les deux oeufs n'auront aucune annexe en commun et évolueront de façon tout à fait indépendante sur le plan anatomique et fonctionnel. Ces jumeaux, possédant ainsi chacun leur placenta et leurs membranes propres, peuvent être pris pour de « »; seule la communauté du patrimoine héréditaire pourra démontrer leur caractère uni-ovulaire.

• Lorsque cette division se fait plus tard, vers le cinquième jour, au stade du bouton embryonnaire, alors que la coque trophoblastique est déjà différenciée, il se formera deux embryons ayant le même placenta, mais deux cavités amniotiques distinctes. Deux membranes seulement séparent ces deux cavités. C'est le type le plus fréquent de grossesses uni-ovulaires.

• Lorsque la division se fait plus tardivement encore, vers le quinzième jour, date à laquelle une cavité amniotique unique est déjà constituée, elle ne peut plus porter que sur la plaque embryonnaire. seront donc contenus dans une cavité amniotique unique, et tributaires d'un seul placenta. Ce type de gémelléité est exceptionnel. Il doit être considéré comme à la limite de la tératologie. Il peut donner des jumeaux en miroir et, à un stade de plus, des jumeaux soudés entre eux de façon symétrique (omphalopages, xylopages, etc.). La fusion peut être superficielle, mais parfois elle est plus profonde, avec des viscères communs. Il se peut que l'un des jumeaux soit privé de coeur et ne vive qu'en parasite de son frère, sous l'aspect d'une masse sans morphologie définie.

Dans les deux dernières variétés de grossesses gémellaires avec placenta unique, il existe d'importantes communications vasculaires entre les territoires placentaires des deux jumeaux. Si les deux circulations s'équilibrent, les deux jumeaux ne s'en ressentiront pas et auront un poids égal. Si, au contraire, les deux circulations n'arrivent pas à s'équilibrer, l'un des jumeaux devient « transfuseur actif », et l'autre « transfuseur passif ». Ce déséquilibre aboutit à une inégalité de développement, bien qu'il s'agisse de vrais jumeaux, où le transfuseur est hypotrophique (petit), et le transfusé hypertrophique (gros). Ce déséquilibre explique la fréquence élevée des avortements tardifs et des morts in utero dans les cas de grossesses gémellaires monochoriales, c'est-à-dire à placenta unique. L'accouchement prématuré et la mortalité foetale sont également plus fréquents. Néanmoins, la différence de poids, lorsqu'elle existe, disparaît après la naissance, et les jumeaux de ce type s'élèvent aussi bien.

Ainsi, les vrais jumeaux ont à l'origine des caractères de ressemblance objective des plus nets, mais ces caractères peuvent se modifier sous l'influence du milieu tant extra- qu'intra-utérin, durant la grossesse. Les vrais jumeaux sont en tout cas obligatoirement du même sexe, du même groupe sanguin et tissulaire, et de potentiels pathologique et psychologique communs.

source : R.Zazzo, les jumeaux, le couple et la personne, Encyclopédie Larousse.

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